Ma fille
Ma fille, je t’ai voulue
De tout mon cœur, je t’ai désirée
Ta naissance a été ardue
Mais, tu as survécu
Dans ce monde, en silence, tu es arrivée
Dans ton petit corps tout plissé
Sur mon ventre, tu étais couchée
Mon regard, sur toi, venait tout juste de se poser
Quand ta respiration s’est arrêtée
Les pires moments de ma vie
Je les ai connu au cours de ces minutes interminables
Quand je ne savais si tu allais vivre ou mourir
Rester ou repartir
Mais c’était ne pas te connaître
Car, maintenant je sais, tu as une âme de battante
Même si tu venais tout juste de naître
Tu étais bien déterminée à rester vivante
Au travers de grandes épreuves, tu as passé
Dès tes premières minutes sur terre
Je crois que c’est ce qui t’a préparée
À faire de grandes choses et à ignorer les petites misères
Entourée d’amour, tu as grandi
De tes deux grands frères, tu as apprit
Que dans la vie, sa place, il faut se la faire
Discuter, parler, communiquer…surtout ne pas se taire
Maintenant, tu es telle que je t’avais imaginée
Belle, intelligente, sportive et chaleureuse
De t’avoir aujourd’hui parmi nous
Rend notre vie des plus palpitantes
Ensemble, nous allons encore vivre plein d’expérience
Parfois, nous nous amuserons
Parfois, nous nous disputerons
Mais toujours, toi et moi, nous nous aimerons
Tu es ma fille, je suis ta mère
Nous faisons parti du même univers
© Diane Lévesque - 2005
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